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Les trois piliers de la réussite

Entreprendre. Créer son entreprise. Beaucoup en rêvent. Est-ce pour gagner de l’argent ? D’ailleurs, doit-on créer son entreprise pour gagner de l’argent. Si ce n’était que cela, le salaria répond bien mieux à ce besoin, avec une paie, régulière, chaque fin de mois.

Entreprendre, un long chemin de pensées

J’avais 17 ans, j’étais en contrat de qualification, j’installais des alarmes, dans des hypermarchés, chez des particuliers du 16ème, à Paris. Et déjà, je me sentais à l’étroit dans ce rôle.

Découvrez les piliers de votre réussite

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J’apprenais un métier, c’était mieux que rien quand on a rien foutu de toute sa scolarité. J’avais envie d’être sur le terrain, et j’y étais enfin. Mais pas comme ça. Simple grouillo. Faut bien commencer en bas quand on part de rien.

Nous en sommes en 1989, et déjà, je me dis qu’il me sera impossible de rester salarié toute ma vie. Parce que j’observe mes collègues de travail. Ils arrivent chaque matin, remplissent leurs tâches, et rentrent chez eux.

J’ai toujours eu un profond respect pour ces gens-là, parce qu’il faut une sacrée dose d’abnégation, je crois, pour faire cela toute une vie durant. Moi, je ne m’en sentais pas le courage. Tous les jours, tout le temps, les mêmes choses, et surtout, tributaire de la vie de l’entreprise. Subir. Encore.

J’avais subi mon enfance, mon adolescence, il n’était pas question que je subisse ma vie d’adulte. Même si je devrais faire des concessions, même si je devais m’asseoir sur certaines choses, il n’était pas question que je subisse, encore.

Vivre, et ne plus subir

Cette idée d’être à mon compte germera vite, très vite dans mon esprit. Problème, créer sa boite, en 89, en France, sans diplôme, sans argent, il n’est fou de dire que de faire le tour du monde à la rame fut moins compliqué.

L’alternative, je le trouverais dans l’intérim. Mieux payé, des missions courtes, et un renouvellement régulier des problématiques à résoudre. De plus, je n’aurais pas un patron qui tenterait d’utiliser son petit guide du manager façon « tu sais, cette entreprise, c’est une grande famille ».

Bien sûr. Parce que dans une famille, on licencie les enfants quand ça ne va pas ? On lui donne moins à bouffer s’il se rebelle ? L’entreprise n’est pas une famille. J’ai toujours eu horreur de ce mélange des genres.

En étant intérimaire, j’avais ma place. Je viens, ponctuellement, remplir une mission. Je suis libre. L’entreprise ne m’impose pas son carcan, et me paie pour ce que je dois faire. Le contrat est clair, limpide, des deux côtés.

J’avais plus de liberté, plus d’autonomie. Il est étrange de voir comment les entreprises sont plus souples avec les intérimaires. J’ai vécu de très beaux projets, appris énormément, et le fait de ne pas être du sérail m’aura permis d’avoir des discussions avec mes responsables, patrons, de façon très libre.

La naissance d’un entrepreneur

J’ai affiné ma vision du métier, ma vision des rapports humains, j’ai créé mes valeurs. J’ai compris, qu’en France, rares sont les entreprises qui prennent le soin de valoriser leurs salariés. Alors oui, pour la bonne forme, elles ont mis en place les « ressources humaines », elles ne parlent plus d’employés, mais de collaborateurs, c’est plus propre, plus politiquement correct. Mais dans le fond, le champ d’action de chacun est restreint, le dépassement de fonctions vécut comme une agression.

Il est quelque chose de militaire dans ce fonctionnement. Le dirigeant pense, les troupes appliquent, sans remettre l’ordre en question. Est-ce ainsi que chaque élément peut progresser dans sa vie ? Je ne le pense pas.

 Ceci dit, tout le monde n’a pas vocation à prendre de la hauteur. La nature humaine demande des meneurs et des suiveurs. Si j’aime conduire les projets, je sais aussi aimer suivre. Quand je sais où je vais, avec qui, et pourquoi. Ces trois piliers sont, pour moi, fondamentaux.

Les trois vrais piliers de la réussite

On parle souvent des piliers de la réussite sur le web. Notoriété, trafic, autorité. Conneries. Pour moi, d’expérience, ceux qui réussissent possèdent trois piliers, oui, mais pas ceux-là. Ils savent où ils vont, pourquoi ils y vont, et avec qui ils y vont.

 Un arnaqueur, il sait ce qu’il veut : votre argent. Pourquoi ? Parce qu’il est avide, il a une revanche à prendre sur la vie, et l’argent lui permet d’avoir du pouvoir. Avec qui ? Souvent seul, parfois en bande, et souvent, en créant autour de lui une forme de secte avec des fans prêts à tout pour lui.

Tout est limpide, tout est clair. Ne reste plus qu’à mettre le piège en place. Bien. Je ne partage pas cette vision-là, mais sans ces trois piliers de la réussite, vous n’irez nulle part.

La réponse à ces trois questions se trouve au fond de vous, au fond de votre cœur. Cherchez, interrogez-vous. Ces réponses vous appartiennent, et si, bien sûr, vous pouvez être accompagné sur ce chemin, c’est vous qui trouverez les réponses, vous qui dégagerez votre chemin.

Chaque entreprise est liée à une expérience de vie, la vôtre. Ma petite entreprise est intimement liée à ma vie, mon histoire. Les Hommes, et les Femmes que je rencontre, qui prospèrent, qui perdurent ont également cela en eux. Une histoire, des valeurs, une volonté.

Votre entreprise, c’est vous. Rien de plus, rien de moins. Il vous reste désormais à définir vos propres piliers.

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